" A l'usure elles m'ont eue, ouais, mes putains d'blessures. Je vis en marge de ce monde depuis que j'ai goûté l'Enfer, Qu'il fait sombre tout en bas quand t'es perdue sans lanterne, J'ai posé un genou à terre, en mars 2009* On m'a dit soit on t'interne, soit on t'enterre, Qui l'aurait cru, moi la guerrière, j'ai pris une balle En pleine tête, une balle dans le moral, il paraît qu' j'ai pété un câble, Paraît qu' j'ai fait dix pas vers Dieu depuis que j'ai sombré, Paraîtrait même que je vais mieux depuis qu'on m'a laissée tomber, Car c'est comme ça dans la vie, quand tout va bien t'as plein d'amis, Puis quand t'éteins, t'entends une voix qui dit “T'es seule”, Relève-toi pour ta mère, au moins fais-le pour elle. (...) Au final c'est toujours les mêmes, toujours les vrais qui me soutiennent, Ceux-là même qui m'aiment, que je pleure de rire ou de peine. (...) A l'heure qu'il est ici-bas, si je jure que je vais bien, C'est que tout l'temps derrière moi tu peux croiser Dorsaff*, Laisse-moi rendre hommage à ceux et celles qui m'encouragent, Les seuls qui peuvent prétendre faire partie d'mon entourage. (...) Pire encore quand t'as pas d'frère, de père et que t'es seule, A calmer ton sum pour éviter d'sortir un gun! Plus j'connais les hommes plus j'risque de faire de la taule, Donc moins j'côtoie de monde et moins je compte d'hématomes, J'aspire à être une femme exemplaire, je l'avoue, Pas pour autant qu'si tu me tapes, je tendrai l'autre joue! Ouais, j'ai le sang chaud, sans substance caribéenne, J'ai juste un égo et une rage méditerranéenne. Je suis juste la progéniture d'une sacrée guerrière, Je suis la fille d'une armure. Aujourd'hui je suis en paix donc je peux aider, Plaider coupable si toutefois j'ai engrainé des gens dans l'péché, Quand j'parlais de suicide ou de mes soucis, C'est comme si j'n'avais pas saisi pourquoi on s'acharnait à vivre, Ouais, je sais ce que c'est que d'être vide, Rien que des rides, plus de larmes, plus de rire, plus de rage au bide, Plus rien qui puisse te booster, tu gobes pour te débloquer, Mais ton mal-être n'est pas guéri, t'es juste droguée, Solidaire envers les dépressifs solitaires, Car aucun être humain sur terre ne pourra vous porter secours, Cherche la paix au fond de toi-même, j'sais qu't'aimerais qu'on te libère, Qu'on te comprenne quand tu saignes et que la vie n'a plus de goût. (...) Du passé je ne garde que ce qui m'a donné espoir. Je comprends le monde maintenant, je comprends les cons, En fin d'compte on aura tous à rendre des comptes, Alors, je m'empresse d'être une fille aimante, Envers celle qui m'a portée plus de huit mois dans son ventre, Elle qui a souffert le martyr le jour de l'accouchement, Mérite bien que je la couvre de bisous et de diamants (...) Emotive, j'ai pris la connerie humaine en pleine bouche, Et si toutefois je tombe, bah, je me relève et je me bats, Y'a pas de place pour les faibles, la vie est une lutte (...) Si c'était mon dernier câlin je le donnerais à ma mère, Et lui dirais que j'étais bien, qu' c'était aussi bien sans père . "
Si c'était le dernier Diam's